Publié le: 2011-11-01
La clinique santé Petite enfance du CSSS de la Pointe-de-l'Île reçoit un prix coup de coeur
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Montréal, 4 octobre 2011 – Madame Annick Leboeuf, représentante de l’Ordre régional des infirmières et des infirmiers de Montréal/Laval (ORIIML) a remis le prix Coup de coeur au CSSS de la Pointe-de-l’Île pour l’utilisation innovatrice et originale des compétences de l’infirmière de la Clinique Petite Enfance. Cette remise de prix s’est faite dans le cadre du concours Innovation clinique de l’Ordre qui a lieu annuellement. «Le concours vise à mettre en valeur la contribution clinique des infirmières de toutes les régions du Québec à la qualité des soins offerts à la population, à l'efficacité et à l'efficience des services de santé ainsi qu'à l'avancement de la profession d'infirmière. », a expliqué madame Leboeuf.
Une clinique pour les tout-petits
Préoccupé par le manque de médecin de famille sur le territoire pour le suivi des tout-petits (0-5 ans), le CSSS de la Pointe-de-l’Île a mis sur pied une Clinique santé Petite enfance, installée au CLSC de Rivière-des-Prairies et au CLSC de Mercier-Est—Anjou. Cette clinique a pour objectifs d’améliorer l’accessibilité au suivi professionnel des enfants, de leur naissance jusqu’à l’âge de 5 ans et d’assurer une détection précoce des problèmes de santé, des retards de développement et des troubles de comportement. « La clinique existe depuis deux ans et c’est 1 120 enfants qui y ont bénéficié d’un suivi régulier, soit 25 % du total des enfants nés pendant la période à la Pointe-de-l’Île », a mentionné monsieur Stéphane Rousseau, directeur des Services généraux au CSSS.
Un partenariat médecin-infirmière
La particularité de cette clinique, qui lui vaut un prix Coup de coeur de l’ORIIML, réside dans le partage de la responsabilité du suivi de l’état de santé des enfants entre des médecins et une infirmière. En effet, le suivi se fait en alternance entre une infirmière et un médecin, en fonction d’une planification approuvée par l’Association des pédiatres du Québec, la Fédérations des médecins omnipraticiens du Québec et l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec. «Il s’agit d’un changement important dans les façons de faire entre l’infirmière et le médecin. Même si la présence du médecin demeure nécessaire, une partie du suivi est confié à l’infirmière, ce qui lui permet d’utiliser de façon optimale son champ d’expertise», a expliqué madame Leboeuf.
En plus d’utiliser les compétences des infirmières à leur plein potentiel, cette nouvelle façon d’offrir le service a permis aux enfants et à leurs parents d’avoir un accès plus facile et plus rapide aux services et de diminuer leurs visites aux urgences pédiatriques. Enfin, ces familles se sont déclarées satisfaites du service à 91 %.





